Par keda
reportage sur FR3 Lille 1er oct 1993
interview de Phil Casoar dans la rage de lire du 28 janvier 1981 au sujet de la bande dessinée “Les aventures épatantes et véridique de Benoit Broutchoux”
UNE FAÇON D’CAUSER
Le fil à Sophie
La scène se passe dans les corons du «Nouveau Monde» près de la fosse (1) que vous voulez. Il est huit heures du matin. Pendant que les hommes sont à la fosse, les femmes boivent la bistouille (2). Et le dialogue suivant s’engage (3) :
— Si té savot qué bon homme que j’ai. Y n’bot point, y n’feume point, y n’chique point
— Ch’est pas comme el mien. Y li faut des sous pou d’aller au cabaret, pou acater sin toubaque (4). Et y n’dévalrot point (5) sans s’bistouille ed’dix sous.
— L’mien a été comme el tien, avant. Mais asteur qu’il est, dev’nu anarchisse. Yé gentil comme in imache. Hier, core, yé d’aller à Lins, à ch’marqué, aveuc quat doub’ (6) dins s’poche et yé r’venu aveuc cinq.
— Qué chance éq tas, ti. J’voudros ben qué l’mien y soche anarchisse aussi. Jé t’né laisse point finir. Avant, il étot du syndicat, mais asteur y nié plus. Ch’est cor’ des dépinses in moins.
—Te dos met’, bon train, des sous d’côté ti-z-aut, si t’n homme y dépinse pus rin ?
— Ben, in a quéques-z-économies, surtout que m’n’homme y fait longue-coupe (7) et mimme, il oeuv’ l’diminche.
— J’avos intindu dire qu’les anarchisses y voulotent supprimer l’argint ?
— Ben ouè, in l’dit mais in attindint, y faut viv’. Et l’filosophie anarchisse, in n’in minge que l’diminche à l’réunion du groupe.
— Quoé qu’ch’est l’fil à Sophie ? té minge l’fil à Sophie I’diminche ?
— Ben non. Qu’t’es sotte, ma pov’ Bertine. Mi, j’ ny conno pas grand cose, mais l’filosophie anarchisse, c’est l’anarchie.
— Et l’anarchie, quoé qu’ch’est ?
— L’anarchie, qu’in dit, l’anarchie… c’est l’filosophie anarchisse !
— Té répété toudi l’mimme.
— Mi, j’te dis c’que M’n homme y m’dit Pour mi, l’anarchie, ché que m’n homme y n’bot point, y n’feume point, y n’chique point y n’dépinse pu rin
— Ch’est malheureux qui minge core, t’n’homme. Sans quo, y s’rot in anarchisse complet
— Si fait, qu’y minge, mais y minge li tout seu.
—Ti et tes éfants, té n’minge point aveuc ?
— Ben non, yé individualisse !
— Tout cha, ça me simble drôle. J’ai incor pu quer (8) que m’homme y reste au syndicat. Si tertous étotent syndiqués, ça s’rot mieux qu’ça n’va
—Chacun tai à s’mode:..
—J’m’in va Zoé. tin fue (9) yé étint
Florent Deceile (l’Action syndicale, 9 janvier 1910)
(1) La mine.
(2) Mélange de café et d’alcool de genievre.
(3) Ce texte mériterait à lui seul un long commentaire (notamment sur l’image de la femme). Notons simplement qu’ici, le débat se place à l’interieur du jeune syndicat et du mouvement libertaire. c’est ainsi que le courant individualiste est ridiculisé au profit du courant collectiviste et anarcho-syndicaliste.
(4) Acheter son tabac
(5) Il ne descendrait pas
(6) Quatre sous
(7) Des heures complementaires
(8) Je prefere encore
(9) Ton feu
l’Anarcho- syndicalisme et le ch’timi
L’exemple des mineurs nordistes du début du siècle
Fondée en janvier 1904, l’Action syndicale est l’organe de la Fédération syndicaliste des Mineurs du Nord et du Pas-de-Calais, mieux connue sous le nom de «jeune syndicat» (par opposition au «vieux syndicat» du socialiste Emile Basly). La rédaction du journal est chez Benoit Broutchoux a Lens (1).
Pendant sept ans, l’Action syndicale va publier des chansons, des nouvelles et des pièces en picard (le fameux «ch’timi»). La langue française, en effet, n’est pratiquement pas employée dans les milieux populaires à cette époque. Les dirigeants des syndicats réformistes et corporatistes du pays minier l’utilisent d’ailleurs systématiquement pour flatter les «gueules noires». Comme on s’en aperçoit à la lecture de l’Action syndicale, l’attitude des libertaires, quant à elle, va beaucoup évoluer…
En effet, si le picard permet dans un premier temps d’exprimer le bon sens populaire (à l’encontre bien sur des patrons et des politiciens), il est rapidement associé au discours du «vieux syndicat».
C’est ainsi qu’on peut voir apparaitre, dans les textes publiés en picard, des phrases rédigées en français et attachées à l’expression d’une idéologie positive… celle du « jeune syndicat» , celle des mineurs qui choisissent de se tourner vers le syndicalisme-révolutionnaire. Courant 1904, l’équipe rédactionnelle évolue. Le picard n’est plus utilisé que par les enfants, les imbéciles, les baslycots. En 1906, Benoit Broutchoux lui-même publie cette note dans le numéro du 4 novembre : «Ceci dit en toute camaraderie et sans vouloir jouer au maitre d’école, que nos collaborateurs ne se formalisent pas si nous améliorons et discutons leurs articles. C’est un excédent de travail dont nous nous passerions volontiers. Dans l’intérét des lecteurs, des colaborateurs et du journal, il faut que les articles, s’ils en ont besoin, soient francisés et cela afin qu’ils soient des facteurs de l’éducation. Nous n’agissons pas ainsi par autoritarisme ou sectarisme, mais dans le but de favoriser la propagande chère à nous tous.»
Bref, la langue picarde est définitivement rejetée parce qu’associée à un certain nombre d’éléments ou de groupes sociaux jugés négatifs ou rétrogrades. Et tandis que le picard est minoré parce qu’il s’inscrit dans le corporatisme professionnel et régional (au détriment de l’unité et de la conscience de classe), le français est valorisé pour deux raisons : parce que c’est la langue de «l’éducation du prolétariat» (2) et parce qu’elle permet aux travailleurs, quelque soit leur lieu d’implantation géographique, de se comprendre et de se battre tous ensemble contre l’Etat et le patronat.
Quoique les arguments du «jeune syndicat» soient tout à fait valables (actuellement, l’utilisation d’une langue universelle reste d’une actualité brûlante), il est dommage que son attitude au sujet du picard n’ait pas été plus nuancée. Car, d’une certaine manière, nos compagnons ont participé à l’écrasement des cultures régionales au profit de l’Etat jacobin et de la bourgeoisie nationale. Rappelons à leur décharge que de nombreux anarchistes, à la même époque, ont lutté de toutes leurs forces pour le maintien des langues régionales (l’utilisation du patois beauceron n’empêchant pas Gaston Couté de remporter un beau succès dans les cabarets parisiens). Enfin, signalons que les libertaires et les anarcho-syndicalistes aujourd’hui luttent pour la recononaissance et la sauvegarde des langues minoritaires (alsacien, basque, breton, corse, flamand, occitan, catalan…), contrairement à l’Etat français qui n’a toujours pas signé la Charte européenne en la matière. Mais attention ! cette position, reflet de notre philosophie fédéraliste et autogestionnaire, ne tombera jamais dans un quelconque nationalisme. Les langues de l’immigration (arabe, portugais, polonais…) sont également à protéger, sans oublier les langues plus spécifiques comme l’argot parisien ou le verlan ; toute cette diversité ne remettant pas en cause, par ailleurs, notre attachement à une langue commune, outil indispensable en matière de communication et de dialogue. Pour conclure, et afin de lever toute ambiguïté, n’oublions pas que le patronat et l’Etat restent des structures de domination et d’exploitation quelque soit la langue qu’ils pratiquent.
(1) Les informations relatives an «jeune syndicat» et contenues dans cet article sont extraites de l’ouvrage de Jacques Coulardeau, Jules Mousseron, Louis Richard, Benoît Broutchoux… culture populaire ou culture ouvrière, ouvrage disponible à la bibliothèque de prêt du Centre culturel libertaire de Tilla
(2) Bien que très méfiant via-à-vis de l’école républicaine, le mouvement anarcho-syndicaliste croyait néanmoins profondément aux vertus de l’instruction publique. Avec la syndicalisation des premiers instituteurs, il a été amené d’autre part à soutenir de plus en plus l’école laïque.
Le militant au «Nuits blanches»
Pendant le mois de novembre dernier, Benoit Broutchoux a eu les honneurs d’un théâtre lillois. Le théâtre de poche des Nuits blanches avait programmé en cette fin d’année une pièce de Gérald Dumont consacrée au militant, « à sa vies à son œuvre « comme disent les biographies et plus généralement à son personnage.
Aprés quelques péripéties, c’est finalement le metteur en scéne de la pièce qui en a interprété l’unique personnage. Un curieux bonhomme, sa valise à la main, évoluant entre un mur de brique sales et un lampadaire à l’image pâle.
« Benoit Broutchoux, c’est une histoire de révolte, la révolte d’une vie face au quotidien. Une histoire de gens qui se battent contre des moulins. Tous perdent mais tous font rêver. » Ce qui a intéressé le créateur du Théâtre K qui a décidé de consacrer sa troisième création à Broutchoux, c’est à la fois sa personnalité et sa vie peu banales. Et aussi, l’époque dans laquelle il a vécu :» Un Siècle commencait, une révolution industrielle transformait les vies et les moeurs. Un petit homme aux yeux bleus grimpait sur un réverbère et haranguait ces ouvriers, dont la crasse recouvrait les visages blancs… Un drapeau rouge jaillissait tendis qu’un pouvoir s’affirmait. Drôle de couleurs pour un paysage noir… En ces temps, la soumission démissionnait, les frustrations s’évanouissaient, la lucidité ébranlait les consciences. Et le petit bonhomme, de prisons en prisons, d’interdictions, de lampadaires, se révolta tant et tant, qu’il en mourut, à bout de souffle». MB
L’Histoire de Benoit Broutchoux
Avec le temps, l’histoire de Benoît Broutchoux semble s’estomper comme un terril dans le brouillard. Et pourtant. Son souvenir reste. La preuve : le Centre culturel libertaire (1) à Lille porte son nom. Mais qui était ce bonhomme au nom, sympathique ? Partir à sa (re)découverte est un bonheur qu’il serait impardonnable de garder pour soi. Alors, allons-y…
Parlez de Benoit Broutchoux à un vieux mineur, cela éveillera sans aucun doute quelques souvenirs en lui : « C’était un drôle de personnage qui grimpait aux réverbères pour haranguer le populo et les flics le tiraient par les pieds ! Mon père m’en parlait souvent… »
Il travaille à la construction du métro de Paris
Un personnage en effet, né en 1879. Son père était métallo et il eut 7 frères et soeurs dont il était l’aîné. A 14 ans, il descend dans la mine puis il va trimarder au fil des routes. Il travaille même sur le chantier du métro à Paris. Il devient vite anarcho-syndicaliste, militant de la C.G.T d’avant 1914 et incarne un personnage populaire, vedette du pays minier, au moment fort de l’histoire syndicale des mineurs. « Ah ! dis donc i’viennent encore emmerder l’Benoit ! », grondait le populo des corons de Lens, quand les cognes venaient alpaguer Broutchoux… Militant gouailleur et original, il est particulièrement actif lors de la grande grève de 1906 qui suivit la catastrophe de Courrières et ses 1100 victimes. Il se battit avec vigueur mais il sut aussi se montrer tolérant et ouvert, sans sectarisme. Comme il le prouva dans le contenu de son journal «L’action syndicale». Sa personnalité était un curieux mélange de gouaille populaire et de rigorisme révolutionnaire mais, par ailleurs, il avait un côté «folklo» et brouillon qui le faisait arriver en retard, rater ses trains, écrire des poèmes fleur bleue qu’il signait de Pseudonymes pas tristes, du genre «A. Serbe», «C. Lexion» ou «A. Dultérine»! Anti-alcoolique, il ne buvait que fu thé et du lait… un peu de bière quand même!
C’est Monatte, syndicaliste révolutionnaire de la C.G.T puis trotskyste de l’entre-deux-guerres qui a le mieux défini l’esprit de Benoit Broutchoux : « Son anarchisme n’était pas doctrinaire, il était fait de syndicalisme, d’antiparlementarisme, de libre pensée, d’amour libre, de néo-malthusianisme. Pour tous, amis et adversaires, il était Benoit, Benoit tout court».
Mais à force d’éviter les chapelles,de refuser tout sectarisme, Benoît se retrouva assis sur deux chaises : d’un côté, les représentants de la C.G.T, de l’autre les partisans de l’individualisme libertaire. Il durcit sa position et se déclara communiste révolutionnaire… dans l’esprit de Bakounine. Autodidacte, il croyait aux vertus révolutionnaires de l’éducation pour le peuple. Son logement, rue Emile-Zola à Lens, était meublé de caisses recouvertes de cretonne et de planches où s’entassaient une vaisselle hétéroclite et des montceaux de bouquins. Broutchoux y était toujours accueillant et généreux, avec une table toujours ouverte pour les camarades de passage.
L’anti-Lantier de Germinal
Ce « drôle d’syndicalisse au pays des corons » a fait reparler de lui au moment de la sortie du film «,Germi-nal, de Claude Berri.
Le Centre culturel libertaire, proposant une ré-édition du livre de Phil Casoar et Stéphane Callens, avait attiré l’attention sur le fait que la littérature n’est jamais neutre : elle véhicule des partis pris, des conceptions politiques, une certaine vision du monde. Ainsi Zola nous livre dans « Germinal » une peinture de la classe ouvrière, du syndicalisme et des anarchistes particulièrement marquée par la Commune. Ecrit en 1885, «Germinal » n’est séparé que d’une quinzaine d’années de Broutchoux. La vision de la mine et des mineurs présentée dans cette bande dessinée où Benoit avait les traits d’un des personnages du célébre trio des «Pieds nickelés» est très sensiblement opposée à celle de « Germinal».
Zola fait le recit grande grève sur un ton épique et souvent pathétique ; il campe plusieurs personnages : Rasseneur, l’« anarchiste »Souvarine, Pluchart et Lantier. Rasseneur sera directement inspiré par Emile Basly (député-maire-mineur de Lens), que l’écrivain rencontrera durant son périple dans le bassin minier.
Benoit Broutchoux, l’«anti-Lantier» est pratiquement tombé dans l’oubli ; seuls quelques mineurs se souviennent encore de lui. Ainsi, on a pu lire sous la plume de J.C. Poitou dans « Nous les mineurs » aux éditions de la C.G.T (1983) cette allusion : « Quant à Broutchoux, entre deux séjours en prison, il tient un café à Lens, puis rédige «L’Action syndicale» un hebdomadaire qu’il doit faire imprimer à Roubaix, aucun imprimeur n’acceptant de le faire dans les mines, par crainte des compagnies. Par la suite, il achète une petite imprimerie et édite lui-même le journal…»
Broutchoux est mort en 1944
Michel Berry
A Fives, un lieu d’échanges et de rencontres qui s’agrandit
Le Centre culturel libertaire
C’est en octobre 1987 que s’est ouvert a Fives le Centre culturel libertaire. Il porte le nom de «Benoît Broutchoux». Pourquoi avoir choisi ce patronyme ? L’un des responsables du centre nous l’explique : « Broutchoux est un personnage emblématique du pays minier. C’était un syndicaliste et un fédérateur de différents mouvements ; un type ouvert, non sectaire, éclectique, qui menait un combat minoritaire.. il nous a semblé intéressant de le lier à l’action que nous menons.»
Le Centre culturel libertaire est au service de l’alternative. Il participe à 1’élaboration de pratiques égalalitaires et anti-autoritaires. Au départ, la volonté de ses créateurs était de disdisposer d’un lieu susceptible d’accueillir un certain nombre d’activités libertaires, écologiques et anti-militaristes. Le centre disposé d’un local de réunion et d’une bibliothèque dotée de livres politiques, philosophiques, de revues. Il reçoit également cinq associations associées : l’Aktion, mouvement né en février 1993 avec pour but de départ la création d’un groupe antifasciste sur la fac et qui s’est étendu vers une lutte globale contre toute forme d’exclusion ; la CNT-AIT, la Confédération nationale du travail adhérente à l’Association internationale des travailleurs (AIT) ; la Fédération anarchiste et « Les Flamands roses », groupe d’expression gay et lesbienne.
Un nouvel espace inauguré aujourd’hui
Le Centre culturel libertaire a été l’organisateur d’un festival, « Art et Anarchie ». Il propose régulièrement des rencontres avec des auteurs, des informations sur la presse, des réunions contradictoires… Aujourd’hui, il inaugure un nouvel espace de discussion qui viendra s’ajouter aux activités trationnelles du centre.
Celui-ci regroupe une centaine d’adhérents individuels ou appartenant à l’une ou l’autre des associations. Le CCL entend rompre l’isolement, rassembler et confronter les analyses, fédérer les pratiques. Que ce soit autour d’un verre ou au travers d’expositions, d’émission de radio et de projections vidéo.
Le Centre culturel libertaire inaugure aujourd’hui, à 18 h 30, son nouvel espace de discussion.
Des aventures épatantes
A l’occasion de la sortie du film « Germinal » de Claude Berri, à l’automne 1993, le Centre culturel Benoît Broutchoux décidait de rééditer l’album réalisé en 1980 par Phil Casoar et Stéphane Callens. Un livre sous la forme d’une bande dessinée à la manière des fameux Pieds Nickelés, avec un certain nombre de photos, documents historiques sur la mine, témoignages et textes d’analyse.
Ce n’est pas pour rien si les dessins de Phil Casoar représentent Broutchoux sous les traits de l’un des personnages du célèbre trio. Personnages que l’on retrouve accrochés au réverbère du haut duquel il décoche un pied de nez à la maréchaussée venue le chercher. Les «aventures épatantes » de ce héros populaire sont certes authentiques dans cet album mais, reconnaissent leurs auteurs, cette adaptation est très libre. Une liberté qui les a conduit à dépouiller scrupuleusement les archives du pays noir. On y retrouve le camarade Benoit, entre autres avatars, dans un bistrot de Lens tenu par un taulier nommé Norange : «Dans son estaminet, entre force chopes de bière et canons de rouge, les bons bougres jactaient de la sociale collectivistes d’un côté, anarchos de l’autres, s’engueulaient à qui mieux mieux. Parmis les habitués se trouvait bien entendu notre aminche Broutchoux, qui était délégué à la fosse 8 où il turbinait toujours aux fours à coke.. » Le texte dont ces phrases sont issues est présenté en bandeau en-dessous des dessins, dans le plus pur style de « L’Epatant»
Humour constant et ironie amère
« Les aventures épatantes et véridiques » rendent vie et notoriété à Broutchoux d’un habile coup de crayon qui le replace dans le milieu de l’époque entre chavalets et terrils. Un humour constant laisse poindre l’ironie amère du syndicaliste déçu.
C’est un ouvrage sympathique dont l’histoire l’humour et le talent on de quoi ravir le lecteur tout au long de 90 pages de dessins, photos et autres documents. On y retrouve l’esprit de notre anarcho-syndicaliste plus vrai que nature. La B.D est en quelques sorte l’ultime version (à ce jour) de la vie livresque de ce héros peu commun.
M.B
On continu avec les hommages
Cette fois c’est une chanson après la java de benoit broutchoux, c’est le groupe artesien de street punk Chuche ma Gaillette qui lui rend doublement hommage sur l’album This is NP2C avec les titres:
(cliquez sur les titres pour écouter)Plus d’infos sur le groupe sur http://punxrezo.net/ChucheMaGaillette









